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Table des matières
Préface
L'AUCEN maintient son engagement envers l'avancement de la science nordique,
tout on reconnaissant que la recherche et la science nordiques sont incarnées
dans des gens pour lesquels le travail à faire contitue un enjeu.
Tout, dira-t-on, est une affaire de partenariat. Les partenariats, néamoins,
doivent s'appuyer que cette version révisée de nos principes
d'éthique contribuera à créer une tell atmosphère.
Nous tenons à remercier chacune des nombreuses personnes qui ont
contribué à l'élaboration de cette version révisée.
Amanda
Graham, Collège du Yukon
Jim
McDonald, Université du Nord de la Colombie-Britannique
Le
Comité du Conseil d'administration de l'AUCEN chargé de réviser
les principes d'éthique
Depuis leur publication, en 1982, les Principes d'éthique ont fait la preuve de leur valeur en devenant le guide du genre le plus souvent cité et adopté par les chercheurs nordiques au Canada. Cependent, dans l'intervalle, la situation a énormément changé dans le Nord. Plusieurs des premières nations, les Inuvialuit et les Inuit ont réglé certaines de leurs revendications territoriales et, dans plusieurs cas, ont conclu des accords d'autonomie gouvernementale découlant de ces règlements. Le contexte de la recherche ne cesse de se transformer, souvent de façon imprévisible. Les communautés ont souvent eu l'impression que les chercherus les ignoraient et ne tenaient pas compte de leurs préoccupations. On a souhaité que puisse s'établir une relation de recherche renouvelée qui est en fait en train de se créer. Un nouvel esprit de partenariat entre les populations et les chercheurs nordiques se définit au sein de la recherche nordique. Bien sûr, la nature de tout partenariat particulier dépendra des caractéristiques particulières de chaque projet. Cependent, la nouvelle éthique du partenariat met l'accent sur le besoin, pour les chercheurs, d'établir des relations significatives avec les gens et les communautés qui subissent l'incidence de la recherche. Une autre changement a trait à l'engagement de plus en plus affirmé des populations nordiques, non seulement à titre de partenaires mêlés à tous les aspects du processus de recherche. Les gens du Nord sont activement engagés dans la recherche, depuis l'étape de la conception jusque'à celle du rapport final, du financement à l'octroi de permis. Pour que toutes les parties puissent bénéficier pleinement des partenariats de recherche, il est essentiel qu'elles en viennent à une compréhension mutuelles. La poursuite de recherches de grande qualité dépend à la fois de la compréhension des besoins et des préoccupations des chercheurs de la part des communautés et de la part des cherchers. On a besoin de lignes directrices, ou de principes, à la fois pour jeter les bases d'une comprehension mutuelle des besoins et objectifs des communautés et des chercheurs et favoriser une tell compréhension, et pour veiller à ce que la recherche se poursuive avec le moins de frictions et de bouleversements sociaux possible et de façon à s'assurer d'un maximum de coopération et d'appui mutuel. Les 20 principes énoncés dans le présent document visent à favoriserl'établissement d'un esprit de coopération et de respect mutuel entre les chercheurs et les habitants des régions nordiques. Ils visent également à favoriser les partenariats entre les populations nordiques et les chercherurs, ce qui, par voie de conséquence, servira à la promotion et à la bonification de la science nordique. Les habitants des régions nordiques sont engagés dans la recherche de bien des façons différentes:
Les chercheurs doivent être conscients du fait que des bonnes intentions ne suffisent pas toujours à éviter des réactions défavorables ou les incidences négatives de la recherche. Le respect mutuel se développera à partir de partenariats et de consultations authentiques et il contribueral à l'avancement de tous les aspects de la science nordique. Principes
Les principes s'appliquent à la recherche au sens le plus large, y compris la recherche fondamentale ou appliquée, dans les secteurs des sciences physiques, biologiques ou sociales. Elles s'appliquent également aux enquêtes et aux études de contrôle. De façon génE9‚rale, la «recherche» comprend toutes les activités d'ordre technologique menées dans le Nord. Même les relevés d'exploration minérale et pétrolière devraient respecter les principes généraux. Cependant, les principes plus détaillés qui ont trait au consentement éclairé et aux comptes rendus des résultats de recherche, sont conçus tout spécialement pour les chercheurs dont les travaux peuvent avoir une incidence sur des sujets humains et qui peuvent ne pas s'appliquer aux activités purement technologiques. Néanmoins, les principes stipulent que, lorsque de telles activités peuvent avoir une incidence sur les personnes et les communautés, on devra procéder à une consultation, parce que les principes se concentrent sur les aspects pratiques des sciences qui peuvent avoir une incidence sur les populations locales, les communautées et l'environnement. Même lorsque la recherche n'implique pas la population locale d'une façon évidente, ell peut encoure avoir des incidences sur le territoire, les eaux et la faune de la région, et ainsi avoir des conséquences indirectes sur les gens. Le terme «communauté» ne s'applique pas seulement à un territoire d'habitation aux limites définies. On considère que le territoire environnant, qui fournit les ressources à l'agglomération, ainsi que les gens qui y habitent fount eux aussi partie de la communauté. De plus, il existe des communautés d'intérêt au sein des communautés géographiques. On devrait également tenir compte de ces communautés d'intérêt lorsqu'elles peuvent subir les incidences des activités de recherche. La région géographique visée comprend : le Territoire du Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et ses successeurs, le Nunavut et le Territoire de l'Ouest, qui reste encore à nommer, le Nouveau-Quebec, le Labrador et les régions nordiques des provinces, de l'Ontario, à la Colombie Britannique (le Grand Nord, le Nord septentrional, le Moyen Nord, tels que définis par Louis-Edmond Hamelin en 1975). Bien que l'accent soit porté sur les communautés nordiques, les principes généraux n'interessent pas uniquement le Nord et la plupart peuvent s'appliquer à d'autres contextes. Application des principes En appliquant ces principes dans le cadre d'une recherche concrète, il est important de comprendre ce qu'ils ne visent pas à faire. Ils ne visent pas à réglementer la recherche nordique—car la responsabilité de la réglementation relève des organismes commanditaires, des gouvernements ou des communautés nordiques dont les loie, les directives et les protocoles contraindront les gens à se comporter d'une certaine façon. Et ils ne visent certainement pas à constituer le dernier mot en la matière. Au contraire, ils visent à guider, de façons générales, la conduite de la recherche qui soient équitables, honnêtes, ouvertes et, lorque c'est nécessaire, menées avec le consentement et la collaboration de toute personne ou de toute communauté qui puisse être mêlée à la recherche, et en subit les incidences, bénéfices ou conséquences négatives. Il pourrait sembler que certains types de recherche exploratoire ou relevant des sciences de la nature n'exigent pas d'un chercheur qu'il tienne compte de tous les principes énoncés dans ce guide. Il s'agit d'un aspect particulièrement important. Il se pourrait que, pour des recherches portant sur des phénomènes physiques situés à une certaine distance des communautés, de leur sentiers de trapperurs, deleurs territoires de chasse ou de leurs territories traditionels, on n'ait besoin de rien de plus que des permis requis. Dans d'autres secteurs de la recherche, la situation peut exiger que l'on discute d'un projet avec les membres d'une communauté. Par exemple, un chercheur peut ne pas avoir besoin d'obtenir le consentement éclairé d'une personne à titre de participant ou de sujet du projet de recherche. Néanmoins, le chercheur pourra songer malgré tout à obtenire le consentement éclairé d'une personne qui pourrait être un associé, un collaborateur ou un informateur, ou encore d'une personne ou d'une communauté qui pourraient avoir à vivre avec les effets des résultats de la recherche ou de la façon dont celle-ci est effectivement menée sur le terrain (incidences sur les relations communautaires, le gibier, la terre, l'eau, etc.). La situation dans le Nord a beaucoup changé au cours de la période
de quinze ans qui s'est écoulée depuis que ces principes
ont été énoncé et publiés pour la premier
fois. Les personnes qui posent des questions tout comme celles qui tentent
d'y répondre éprouvent des besoins nouveaux. Le respect est
une dimension essentielle de tous les aspects des travaux de recherche.
Le respect authentique ne peut qu'enrichir les travaux de recherche menés
dans le Nord et bénéficier à tous ceux et celles qui
vivent et travaillent dans ces régions.
Ces principes sont fondés sur «Les principes d'éthique pour la conduite de la recherche dans le Nord», un document préparé par le groupe de travail sur le sous-programme 4, Canada/MAB (Science pour le Nord), mars 1977. Le Comité des relations avec les populations nordiques de l'AUCEN a étudié le document du MAB, ainsi que les lignes directrices d'éthique préparées par d'autre groupes et il a soumis ses recommandations lors de l'Assemblée générale annuelle de l'Association qui s'est tenue en mai 1981. Le document soumis par le Comité a été entériné par le Conseil de l'AUCEN, sous réserve de certains amendements, à l'égard desquels la responsabilité a été déléguée au Conseil d'administration. Lors de sa réunion du 22 septembre 1981, le Conseil d'administration de l'AUCEN a donné son aval au document de 1982. En novembre 1995, le Conseil d'administration de l'AUCEN récemment élu entreprenait de réviser les principes et de soumettre au Conseil de l'AUCEN des recommandations sur des changementsà apporter à ce document. En novembre 1996, un comité du Conseil d'administration composé de deux personnes soumettait
un document de discussion au Conseil de l'AUCEN lors de l'Assemblée
générale annuelle. Des commentaires relatifs au document
et, plus tard, à une série d'ébauches d'énoncés
de principes formulés par des chercheurs, des universitaires, des
fonctionnaires gouvernementaux, des organismes autochtones et des organismes
de recherche, de même que des études portant sur toute une
gamme de directives d'éthique produites par un grand nombre d'autre
groupes, associations, agences réglementaires et de recherche ont
mené à la rédaction d'une nouvelle version du document.
Ce texte a été présenté, et entériné,
avec des changements mineurs, par le Conseil de l'AUCEN, lors de sa Conférence
générale annuelle de 1997.
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